FoundersHogwarts

FoundersHogwarts ...

    Chapitre 8 en ligne ^^ un petit avis sur ce répertoire ? https://mediatheque-hp.skyrock.com. J'ai eu la bonne surprise d'avoir un article (17/08/2018 at 11:50 AM)

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FoundersHogwarts 14/12/2017

   
                                     
                                          Bienvenue sur Eternal Love


                                           Ici étranger votre retourneur de temps s'emballe,
                                                et  vous emmène dans les méandres du passé.
                           Là où Il y a de cela plus de mille ans deux âmes égarés se sont aimés. 
                                 Soyez les spectateurs d'un Amour de jeunesse voué à l'échec.
            Et découvrez une époque où la Magie était le résultat de multiples sorciers brûlés sur les bûchers.
            Rencontrez Salazar & Helga deux sorciers qui auront marqués l'histoire de la sorcellerie.

Cher visiteurs vous qui venez d'attérir par accident dans cette contrée lointaine ne                           soyez pas spectateurs de l'histoire vivez là avec eux.


Spin off de Chris 
de la fanfiction Les secrets du passé

idée provenant d'un OS écrit par le passé
 ~*~

Chapitrage

Tome 1 :  Réminiscences 
( notamment :rencontre des 4 oups cinq grands fondateurs dans le passé + avancée dans le présent de la construction Poudlard)

8/10

Prologue : C½ur brisé  V

chapitre 1 :  Les méandres du passé
Présent  V

Passé
( VIP )

Chapitre 3  : La sorcière facétieuse V
Présent 

chapitre 4 :  La cruauté des moldus V
Passé

Présent

Présent

chapitre 7  : Les jumeaux de la terreur V
Passé

Chapitre 8 : L'appât du gain V
Présent

Tome 2 :  Magie noire
(Notamment  construction de l'école + amour de jeunesse Helga Salazar dans passé, présent section spéciale)

Tome 3 : Les conséquences du passé
 
 ~*~

Castings

Helga Poufsouffle as Holliday Grainger
( Adulte)

Helga Poufsouffle as Maisie williams
( enfant, imaginée en blonde, yeux verts)
Salazar Serpentard as François Arnaud
Selwina  Serpentard as Eva Green
Godric Gryffondor as Richard Madden
( imaginé en roux, cheveux mi long)
Godric Gryffondor as Art Parkinson
( enfant)
Rowena Serdaigle as Katie Mcgrath
Helena Serdaigle as Gemma Arterton
Robin Serpentard as Nathan O'Toole
Anabeth Petyfer as Ruby O'Leary

Autres personnages à venir au casting.

 

Prévenus 12/03/2018



 ~*~

Répertoire

 ~*~
Prévenus

LOVE                          BETRAYED                          LOST

 ~*~

Prologue : C½ur brisé 14/12/2017

 
 
 
 
 
 
Prologue : C½ur brisé
Prologue : C½ur brisé
Prologue : C½ur brisé
Prologue : C½ur brisé

 

Anno domini 1000 ( 2 Août), Poudlard
Correction Mélanie <3
 
Selwina Serpentard est la cinquième fondatrice où l'oubliée de l'histoire dans cet univers alternatif.
Vous avez eu -pour certain- l'occasion de l'apercevoir dans 2 OS sur les Secrets du passé.
Robin se prononce Robine  en anglais.


Des cris de souffrance se faisaient entendre et se répercutaient en échos dans les sous-sols du Château de Poudlard, là où se situaient les appartements personnels d'Helga Poufsouffle. C'est avec un épais chiffon posé sur son front en sueur que cette dernière poussa une nouvelle fois, sous les conseils de la sage-femme qui lui demandait de réaliser un dernier effort.  La douleur qu'elle ressentait était telle qu'elle écrasait la main de son amie qui était restée à ses côtés afin de la soutenir dans cette nouvelle épreuve.  Mais cela ne surpassait certainement pas les peines qu'éprouvait son c½ur. Bien au contraire, délivrer cet enfant était des moindres si on la comparait à la tristesse qui l'accaparait depuis de longs mois.
 
L'Amour était un sentiment si beau et si destructeur à la fois. Il vous donnait de l'espoir, vous faisait vous sentir important. Le bonheur que l'on pouvait éprouver quand celui-ci avait envahi votre être vous donnait un indescriptible sentiment de joie. Mais quand celui-ci commençait à se consumer telle une bougie prête à s'éteindre, il embarquait avec lui toute notion de félicité sur son passage, ne laissant au final que du désespoir et des c½urs meurtris pour l'éternité.
 
-          Vous avez un fils, ma Dame.
 
Elle s'écroula sur son oreiller en inspirant et expirant de manière erratique, faisant se soulever irrégulièrement sa cage thoracique. Son amie passa doucement une main dans ses cheveux blonds tandis que la sage-femme s'occupait de donner les premiers soins à son fils qui cria aussitôt à plein poumons. Rapidement, cette dernière posa l'enfant sali par le sang sur la poitrine de la jeune mère et, avec un geste protecteur, celle-ci l'entoura rapidement de ses bras, lui promettant silencieusement de le protéger au péril de sa vie.
 
Lui, le fruit de son Amour perdu à jamais.
 
-          Quel bel enfant. Vous avez fait là de l'excellent travail, congratulations Helga, la félicita son amie. Mais évidemment, je ne doutais guère de vous, ajouta-t-elle d'une voix légèrement amusée.
 
Helga détourna ses yeux vert forêt du nourrisson, qui avait très vite entreprit de téter son sein douloureux, pour faire face aux iris bleu sombre et fatigués de Selwina.  Cette dernière lui souriait mais son rictus n'atteignait pas ses pommettes, signe de la propre tristesse qu'elle gardait profondément enfouie en elle, ce qui dénotait avec l'image du professeur strict qu'elle avait auprès des étudiants du château. Cependant, et malgré ses airs parfois hautains hérités de son éducation, Helga savait que son amie était prête à tout donner pour le bien-être et la sécurité de leurs pensionnaires. Tout comme les autres Fondateurs. Du moins, ce fut encore le cas quelques mois auparavant. Mais tout s'était effrité à la suite de multiples querelles qui avaient engendré des conflits. Et ils s'étaient divisés, détruisant des affinités qu'ils avaient cru solides et incassables.
 
-          Si je retrouve mon frère, je le tuerai de mes mains, ajouta-t-elle doucement, je vous en fais la promesse Helga.
-          Nous savons toutes deux à quel point votre Magie est délicate quand vous êtes en colère, Selwina. Nous devrions tous aller de l'avant.
-          Si je le trouve il va m'entendre ! Croyez-moi mon amie, quoi que vous puissiez songer, il le paiera, affirma-t-elle en posant une main sur son bras. Je devrais prévenir Rowena et Godric de la naissance de votre progéniture pendant que notre servante, commença-t-elle, qu'Agathe, se corrigea-t-elle en recevant le regard noir de la jeune mère, elle savait pertinemment ce qu'elle pensait des esprits arrêtés. Et il était bien de le lui rappeler de temps à autre malgré qu'elle fasse, de naissance, partie de la Noblesse sorcière, termine de s'occuper de vous. Je suis certaine qu'ils attendent tout deux impatiemment dans le couloir. En fait, je sens vivement leur nervosité, ajouta-t-elle. Je vais donc les chercher.
 
Sans attendre de réponse de sa part, Selwina s'assura de son état de santé auprès de la sage-femme, qui s'activa à nouveau auprès de son fils et d'elle-même afin de leur procurer des soins, avant de tourner les talons. La jeune mère soupira tristement et embrassa avec tendresse son petit garçon sur le front. Salazar, son Amour d'enfance, était parti, aveuglé par ses idéologies en rapport avec ces êtres humains sans Magie. Il l'avait laissée seule, celle qu'il avait pourtant aimé. Une née-moldue qui, malgré son statut de simple villageoise issue d'une famille pauvre, avait réussi à percer sa carapace. Et en l'abandonnant elle, il abandonnait également leur fils, la chaire de sa chaire. Et pourquoi ? Parce que son sang était apparemment souillé par le sien.
 
Elle n'avait pas compris pourquoi il avait commencé à adopter ce comportement si violent alors qu'elle le pensait apaiser de ses opinions racistes et honteuses qu'il avait développées après avoir eu, par le passé, des antécédents avec les non- sorciers.
 
Cependant, si la jeune femme avait su ce qu'il en découlait réellement, elle n'aurait certainement pas abandonné tout espoir de sitôt. Et pourtant, avec ce qu'elle croyait détenir comme connaissance à ce propos, la sorcière en souffrait le martyr.
 
-          Comment allez-vous le nommer, Ma Dame ?
 
Alors qu'une nouvelle vague de tristesse l'accaparait sans crier gare, elle éclata finalement en sanglots face à cette simple question et ce, sous les excuses répétées d'Agathe qui ne comprit pas ce moment de faiblesse, qui pourtant, meurtrissait douloureusement son organe vital. Ils devaient l'appeler Robin si ce fut un fils. Oui, Robin serait son prénom. Mais Salazar ne partagerait plus aucun moment de joie et de plénitude auprès d'elle et il ne connaîtrait certainement pas leur petit garçon qu'il avait renié tel un déchet répugnant sans aucune importance. Il ne reviendrait pas. Il avait été catégorique. L'épouser avait été sa plus grande erreur. Parce que, et selon ses dires, elle était impure.
 
Helga Poufsouffle avait le c½ur brisé.

 
 ~*~

Voici le début de ma nouvelle folie.

Les chapitres seront encore plus courts que sur Thedarkestswizards. Environ 6 pages ( si passé/présent ensemble).

J'ai mis un chapitrage approximatif mais il peut être modifié.
Je vais voir comment sa se présente j'ai la " ligne" d'écriture pour ce projet.

Pour moi,  ses appartements sont au sous sol, puisque la salle commune l'est ^^
Je me lance le petit défi de poster plus régulièrement ici.
J'ai écris ça en une heure  même pas x)
Je pense faire un mixte passé présent avec Helga.

Votre avis  qui ferait plaisir ?

Chris

Les méandres du passé 23/01/2018

 Les méandres du passé
 Les méandres du passé
 Les méandres du passé

 

Bonjour,  bonjour, j'ai décidé d'abandonner le vocabulaire moyenâgeux, je sais que cela peut gêner et ennuyer. Je voulais de base adapter l'écriture. Mais on va laisser tomber, vous n'aurez cas imaginer cela 😉 Du coup, je vais retravailler le prologue, et écouter les divers conseils qui m'ont été donnés.

Je vais rester sur mon idée de base avec un passé/présent. Et puis, je pense, que se sera plus facile pour publier régulièrement avec des bébés chapitres ^^ Oui, j'ai décidé que les chapitres ne seraient donc pas longs ici. Au pire, il y aura plus de chapitres au final si je maintiens cette folle idée  . Il y a tellement à parler et à expliquer. Et j'ai tellement de détails à l'esprit vis-à-vis de l'univers alternatif que finalement, je me demande si je ne suis pas simplement tarée de me mettre avec ce nouveau spin off. X)
 
Bonne petite lecture avec la partie 1 du chapitre 1 de 3 pages et demi. 😊
 
Chapitre 1
* Pari réussi Mel ( qui à corrigé ce chapitre) ,  à toi  maintenant :p 

Présent
Anno domini 1007, 9 août, Forêt de Brocéliande.

Bloquer. Attaquer. Encaisser un coup. User de sa baguette Magique et utiliser des sortilèges. Contrer l'arme de l'attaquant qui s'entrechoque avec la sienne dans un bruit sourd. Transpirer sous l'effort. Contrecarrer un enchantement avec cette lame tranchante et imbibée de sa Magie. Désarmer l'adversaire en répliquant si hâtivement que l'opposant n'a pas le temps de réagir. Gagner.

Au moment où la baguette Magique et l'épée de son adversaire tombèrent d'un même mouvement sur l'herbe fraîche et verdoyante qui les entourait, un sourire vainqueur s'afficha sur les lèvres d'Helga Poufsouffle. Et pour finaliser le combat, elle donna un coup de pied sur la poitrine de l'homme qui était en face d'elle qui, surpris, tomba à la renverse sous le choc impulsé par la force de ses membres inférieurs. En élargissant le sourire amusé qui avait commencé à fleurir sur ses lèvres, la jeune femme pointa d'une main le bout de son épée sur son torse et, de l'autre, le menaça faussement de sa baguette Magique.


 Des applaudissements répétitifs et des petits rires joyeux éclatèrent en échos entre les arbres et les végétaux qui les entouraient, accentuant le sentiment de bien-être qui venait de l'accaparer. Ses iris vert forêt tombèrent finalement sur la silhouette de son petit garçon assis sur un galet près du ruisseau qui longeait les lieux. L'enfant, attentif au spectacle, avait scrupuleusement regardé le combat amical qu'ils avaient proposé afin de s'entraîner pour le prochain tournoi international des Nations Sorcières* qui aurait lieu à la fin du mois d'août.
 
-          Oncle Godric, Mère t'a encore fait tomber ! s'exclama-t-il alors en riant. Tu as bien combattu, Maman !

Son propre éclat de rire s'échappa de ses lèvres alors qu'elle remettait correctement dans son pantalon moulant son chemisier tissé à la main et plissé aux épaules. Puis, en exagérant volontairement son geste, elle remonta ses guêtres* dans celui-ci, et ce, dans le but de se moquer gentiment de son ami. Après-tout, Godric Gryffondor avait toujours été un adversaire de taille. Le mettre au tapis au bout de toutes ces décennies était toujours aussi jouissif pour elle.  Elle rangea alors son épée et sa baguette dans sa ceinture porte épée, et tendit la main à son vieil ami qui, afin de se remettre rapidement sur ses deux pieds après sa défaite, la prit pour ne pas rester trop longtemps dans cette position ridicule. Avec un grognement indistinct, il s'épousseta et tenta, vexé, d'afficher un air plus digne sur son visage barbu.

 
Durant ce laps de temps, son petit garçon entama une course effrénée afin de se réfugier dans ses bras. Sachant pertinemment à quel point Robin aimait se lover contre elle, Helga s'accroupit et écarta les bras, amusée, afin de le réceptionner et de le soulever dans les airs. Alors qu'il se jetait dans ses bras, elle le fit tournoyer autour d'elle, accentuant les rires de son fils. Les relations entre les parents et les enfants, à cette époque, étaient trop conventionnelles et impersonnelles à son goût. Au départ, Rowena et Selwina n'avaient pas compris son mode d'éducation, étant pour leur part nées au sein de la Noblesse sorcière.  Ce qui n'était pas son cas. Helga se refusait à confier son fils aux mains d'une nourrice. Elle avait donc décidé de l'élever seule et sans aide malgré ses obligations et son nouveau rang. De plus, elle veillait personnellement à ce que ses cours qu'il travaillait avec son Maître personnel se déroulent toujours pour le mieux et vérifiait constamment l'avancée de son éducation. Bien qu'elle l'était désormais, elle ne voulait pas ressembler à toutes ces femmes fortunées.
 
 Elle avait dès lors brisé toutes les barrières conventionnelles en supprimant le vouvoiement de son vocabulaire, alors qu'elle l'avait elle-même utilisé pour nommer ses parents malgré son statut autrefois plus précaire. Elle désirait plus que tout une proximité maternelle avec sa progéniture. Mais il ne fallait pas se leurrer, sa vision idéaliste et révolutionnaire attirait parfois des regards curieux quand Robin la tutoyait en public sans aucune gêne apparente. C'était notamment le cas lors des promenades qu'ils faisaient au marché hebdomadaire du petit village d'à côté prénommé Pré-au-larde*. Mais elle se contrefichait bien des critiques ou des regards des autres, tant que son enfant était heureux, c'était tout ce qui comptait à ses yeux. Et peut-être qu'un jour, son exemple d'éducation deviendrait quelque chose de naturelle et de normale.
 
Sortant de ses songes, Helga embrassa tendrement son fils sur le front. Face à sa réussite, elle garda un air goguenard coincé au coin de ses lèvres. Et alors qu'elle se retournait vers son ami qui affichait toujours un air mi vexé-mi-amusé, il déclara avec dépit :
 
-          Votre mère, jeune homme, est une adversaire redoutable, admit-il en réajustant sa ceinture porte épée. Elle ne se fatigue jamais. Je pense que nous sommes fin prêts pour le prochain tournoi international des Nations Sorcières.
-          Je t'en prie Godric, cesse de me donner trop d'importance. Si je me souviens bien, il fut une époque où tu étais le seul Maître incontesté dans cette discipline.
-          Vous allez les battre tous à vous deux, approuva gaiement Robin en passant ses bras autour de son cou. Je pourrais venir vous voir oncle Godric et toi, Maman ? 

Un nouveau rire s'échappa de ses lèvres alors qu'elle se dirigeait vers le petit ruisseau afin de se rafraîchir le visage. Bien entendu qu'il voudrait venir avec eux. Ce n'était pas tant la partie du voyage qu'ils devraient faire à cheval qui l'ennuyait, mais bien celle où elle devrait transplanner. Car il était dangereux de le faire sur de très longues distances et à plusieurs reprises sur quelques jours. En effet, cela pouvait s'avérer néfaste pour la santé d'un sorcier. Du moins, d'après les dires de certains de ses semblables qui étudiaient cet aspect de la Magie. La compréhension de celle-ci était encore, à ce jour, méconnue sur certains aspects. C'était pour cela qu'Helga préférait s'y rendre à cheval pour la majeure partie du trajet, assurant ainsi sa santé physique pour le mieux. De plus, cette année le tournoi se déroulait au fin fond de l'Irlande.

 
Les femmes ne participaient pas à ces tournois, car cela était très mal vue par la société. Une injustice qu'elle avait toujours essayé de combattre. Et Godric avait toujours soutenu son désir de réduire les disparités entre les hommes et les femmes. De ce fait, depuis de nombreuses décennies, elle participait avec lui au tournoi par équipe. Cette année cependant, en espérant que l'on ne lui refuse pas sa candidature, elle allait concourir aux épreuves individuelles. Elle était certaine que le fait que son ami soit un duelliste accompli et affirmé dans les diverses contrées allait lui être bénéfique. Le sorcier soutenait fermement ses compétences à l'inverse des deux autres fondatrices qui ne comprenaient décidément pas sa passion pour « ces choses grotesques » qui étaient propre aux hommes et certainement pas faites pour une Dame.
 
-          Tout dépendra de ton comportement, assura Helga en le déposant à terre avec un petit sourire, je compte donc sur toi pour bien travailler avec ton Maître de classe lors de ta propre rentrée. 
-          Tante Rowena dis que je me débrouille très bien en calcul, et que je réussirai facilement à apprendre l'arithmancie quand je serai plus grand et commencerai mes études de sorcier ! lâcha-t-il fièrement.
-          Qu'en est-il de la lecture ?  demanda-t-elle en s'accroupissant devant le ruisseau afin de se passer un peu d'eau sur le visage. J'ai cru comprendre que tu avais quelques difficultés. Mais certes, continua-t-elle avec un petit clin d'½il, tu as bien le temps pour apprendre tout cela. Je ne suis certainement pas Rowena, se moqua-t-elle gentiment, une chose à la fois mon c½ur, laisse-le temps à ta Magie de se développer dans son noyau.* Tu as encore quelques années devant toi.
-          Ni Selwina, ricana Godric en se mettant lui aussi accroupi afin de se rafraîchir, que t'a-t-elle lancé avant-hier Rob' à cause de ta farce ? Je ne supporterais pas que mon neveu ne devienne un ignare. Je crois que ton laxisme, lâcha-t-il en mimant des guillemets avec ses doigts, l'exaspère profondément par moment, Helga.
-          Eh bien, elles savent toutes deux pertinemment ce que je pense de l'éducation donnée aux enfants ! Ce n'est pas en mettant la pression à un enfant que cela l'aidera. Et à mes yeux, j'ai trouvé cela très drôle. Le travail est très important, et je prône cela, mais il faut faire la différence entre le terme travail et se détruire la santé. Ce n'est pas la même chose, il y a diverses manières de faire de grandes choses, Godric.
-          Merci Maman, fit son petit garçon, c'est vrai que c'est amusant quand tante Selwina s'agacesurtout quand elle le fait en fourchelangue, fit Robin d'un air amusé et en haussant les épaules, et aussi quand elle dit que je fais mon gobelin incompétent, ajouta-t-il en gloussant de rire, je crois vraiment qu'elle n'a pas aimé que je lui cache ses limaces à cornes* en dessous de son siège de bureau.
-          Quelle idée aussi d'aller te faufiler dans son laboratoire pour utiliser ses si précieux ingrédients de potionniste de la sorte. Ne te détrompe pas, fit Godric, j'approuve les farces que tu fais à ta tante, ton père et elle-même ont toujours manqués d'humour mais se sera à tes risques et périls mon garçon, termina-t-il en levant ses mains en signe de réédition, sur ce, je pense aller voir où en est Rowena. Elle cherche à ensorceler les escaliers des étages de façon, je cite, « logique » et a sollicité mon aide pour travailler la composition des éléments du sortilège.  Profitez un peu de ce temps ensoleillé tous les deux.
 
Helga n'osa pas jeter un regard à son petit garçon qui, comme toujours, s'était figé à la mention de son père alors que Godric se relevait de terre. Son ami passa une main dans les cheveux blonds de Robin et déclara qu'ils se verraient probablement au souper car, « connaissant Rowena », une fois mise au travail, elle n'allait pas le lâcher de sitôt. Ce qui allait assurément être le cas. Elle ne put s'empêcher de vriller ses iris. Le fait de vouloir faire se mouvoir les escaliers de Poudlard était, selon son amie, une idée fabuleuse pour mettre à rude épreuve les esprits de leurs élèves afin qu'ils puissent calculer eux-mêmes le moment opportun où ils devraient les utiliser pour se rendre à tel ou tel endroit de l'école. Selon ses dires, Il fallait toujours exercer son cerveau. Et aucun d'eux n'avait osé la contredire tant elle avait été enthousiasmée par ce nouveau projet qui lui prenait, en cet été de canicule, une grande partie de son temps.
 
Poudlard était en constante évolution. Ils avaient mis tellement de leur Magie durant une grande partie de la construction du château que, parfois, ils avaient l'impression que les murs étaient désormais imbibés d'une entité qui était propre à l'édifice. Et les nouveautés qu'ils ajoutaient ne faisaient qu'accentuer ce sentiment. Un tel travail ne se réalisait pas en claquant des doigts. Même avec la Magie. Entre l'achat du terrain autrefois détenus par des nobles moldus, la sécurisation des lieux afin d'en éloigner toutes personnes dénuées de Magie, et le début des fondations pour ne citer que cela, ils en avaient parcouru du chemin. Beaucoup de choses s'étaient entre-temps produites. Pour le meilleur ou pour le pire
 
Après avoir détourné ses iris de la silhouette élancée de Godric qui s'éloignait à grandes enjambées de la forêt, elle posa un douloureux regard sur son petit garçon et constata que ses yeux étaient brillants de larmes. Le rouquin au cheveux mi-longs ne le faisait pas exprès. Parfois, et s'en sans rendre compte, il mentionnait Salazar. Cela lui venait tout naturellement. Et bien que le sujet en lui-même fût devenu tabou entre les fondateurs, une partie d'elle, malgré une tristesse qui l'habitait continuellement, ne voulait définitivement pas l'oublier.
 
-          Ne pleure surtout pas mon petit c½ur, souffla Helga, tu sais pertinemment que ton oncle est insouciant, et ne pense pas forcément avec sa... tête, lâcha-t-elle dans une veine tentative de le faire rire.
-          Il y a qu'oncle Godric qui le mentionne parfois sans vraiment le faire exprès, et je n'ai vu que des portraits de père, commença-t-il à renifler, je sais que ça te fait beaucoup de mal qu'il ne soit pas au château avec nous. Mais...mais s'il te plaît, je voudrais comprendre et dans l'ensemble tout ce que tu me dis quand tu m'expliques des choses, tu... tu évites toujours de parler de père. Je suis assez grand, Maman, j'ai neuf ans... je te...je te le promets, je peux comprendre.
 
En croisant ses yeux vert forêt si semblables à ses propres iris, elle y lut toute la détermination que Salazar abordait encore autrefois dans ses sombres prunelles bleues. Elle ne pouvait plus repousser l'échéance et éviter de mentionner certains sujets comme elle l'avait toujours fait, préférant préserver son innocence. Muselant également ses propres sentiments. Doucement, elle le fit alors glisser sur ses genoux après s'être appuyée contre le galet sur lequel son fils était précédemment assis lors son combat amical qu'elle avait eu avec Godric. Elle soupira tout en caressant tendrement la nuque de son enfant et déclara doucement :
 
-          Ton père n'est pas mort durant la deuxième grande purge des moldus *, je sais que tu le penses mais cela n'a rien à voir, commença-t-elle d'une voix serrée. Je suppose que commencer par te parler de ma rencontre entre ton père et ta tante est un...bon point de départ. J'avais treize ans quand j'ai croisé leur route pour la première fois, continua-t-elle la voix rauque, et ce n'était pas forcément dans les meilleures circonstances, mon c½ur.
 
Elle ferma ses paupières et se plongea dans sa mémoire. Des images commençaient à affluer de son esprit. Des souvenirs qu'elle avait refusé de s'enlever grâce à la Magie. Son fils se laissa aller contre sa poitrine, et elle comprit qu'il était attentif à ses paroles quand il prit sa main contre la sienne et lui lança d'une petite voix :
 
-          Tu peux y arriver Maman. Je sais que les moldus peuvent être méchants avec leurs bûchers, tante Selwina ne cesse de le répéter.  Je n'ai pas peur.
-          Les personnes non-magiques ne sont pas toutes méchantes n'oublie pas que tu as une grand-mère et un grand-père qui sont moldus. Ils ont juste peur de ce qu'ils ne comprennent pas. Et ta tante Selwina, bien qu'elle les tolère désormais, à de très mauvais antécédents avec ces derniers. Ses ressentis et sa colère auront été difficile à apaiser. Mais tout être humain mérite le respect, d'accord mon c½ur ?
-          Je sais, Maman. Tu me le répètes presque tous les jours. Je vois bien que grand-mère et grand-père sont gentils comme moldus, qu'ils supportent nos auras magiques du mieux qu'ils le peuvent. Ce n'est pas rien pour un moldu, je le sais. Et puis, ils t'ont protégée des autres villageois quand tu as fait de la Magique accidentelle et ne t'ont pas vendue au bûcher comme l'auraient fait d'autres personnes. Cela veut dire que les moldus peuvent comprendre. Je sais, Maman. Ils auraient pu prendre peur et ça n'a pas été le cas, ils ne t'ont pas abandonnée parce que tu étais une sorcière.
-          Bientrès bien, je suis très fière de toi et de ta façon de penser malgré ton jeune âge, elle soupira légèrement lassée, comme tu le sais, je vivais non loin d'un petit village de celui qui deviendrait Pré-au-larde suite aux persécutions des moldus....
 
Refoulant alors sa propre tristesse, elle débuta son récit. Son fils avait le droit de connaître toute la vérité et de savoir comment ils avaient vraiment évolué jusqu'à aujourd'hui.
 
De sa rencontre avec les autres fondateurs, à la création de Poudlard, et à leurs divergences d'opinions, Helga Poufsouffle savait qu'elle allait en avoir pour un certain moment à lui conter le début de leurs aventures qui, et sans le savoir, deviendraient mythiques et légendaires malgré le fait que des éléments importants de celles-ci seraient effacés des écrits avec le temps et oubliés de l'histoire.
 


~*~
 
Alors ?  :)

Je ne sais pas du tout si je vais garder ce blog, si ça va le faire et tout ça, tout ça . C'est juste que ça fait plus d'un an que j'y pensais, même si ce n'est pas grandiose, je voulais le coucher sur « papier ».  Enfin, encore une de mes conneries d'idées. ><

NB

1 Tournoi inventé dans mon esprit tordu qui rassemble chaque année divers sorciers de tout pays afin de s'affronter. Si vous vous en souvenez-pour certain- je parle déjà qu'Helga pratique cette discipline dans un os écrit il y a bien plus d'un an maintenant sur SDP.

3 Oui, j'ai décidé que le mot avait certainement évolué avec le temps, je sais bien que c'est Pré-au-lard. :p

4 Vous connaissez encore une fois -pour certain- ce fameux concept que j'ai créé autour de la Magie d'un sorcier sur SDP, le développement des cellules, la stabilisation de celle-ci etc.etc. Je ne vais pas m'attarder ici sur cela.

5 Limaces à corne : se sont des éléments de préparation de potions sur Wiki HP.

6 Je ne connais pas vraiment l'histoire des chasses aux sorcières et tout ça, donc yep, j'invente. Vive la fanfiction, aha.
 

Chez moi, Helga est née en 973, elle a eu son fils à 27 ans . Selwina & Salazar sont des jumeaux nés en 972.